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CitizenJazz.com - Olivier Calmel [Quartet] Empreintes


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Deux ans après le remarquable Mafate, Olivier Calmel propose Empreintes. Ce nouvel opus reste dans la lignée du premier et devrait donc être autant remarqué.

S’il y a une chose réjouissante avec Calmel, c’est certainement sa constance. Constance que l’on retrouve en premier lieu dans son combo. Il a en effet enregistré Empreintes avec son quartet « habituel » et atypique : Frédéric Eymard au violon alto, Bruno Schorp ou Jean Wellers à la contrebasse et Karl Jannuska à la batterie. Ces quatre-là commencent à se connaître sur le bout des oreilles, et ça s’entend !

Comme dans Mafate, la musique d’Empreintes est marquée du sceau méridional. Influence d’autant plus forte que le pianiste a des invités « venus du sud » : Vincent Peirani à l’accordéon, Alvaro Martinez aux palmas, Christophe Panzani au soprano et Rémi Merlet aux percussions.

Les Calmel ne sont jamais à court d’idées : Olivier signe douze compositions et en reprend une de Roger (« Trois messes basses »). Cela dit, et le titre de l’album est évocateur, l’écriture du pianiste suit des empreintes. Celles de son père, bien sûr, mais aussi celles d’autres compositeurs classiques – Paul Dukas et son Apprenti sorcier, Brahms, Bach… - et de jazz : Herbie Hancock, McCoy Tyner et John Coltrane, Bojan Z…

Empreintes est un disque d’ambiances. D’ailleurs les titres des morceaux sont clairs : « D’humeurs changeantes », « Un mystère », « Rage », « Trois messes basses », « Au lever »… Le contenu est, lui aussi, plutôt versatile : des morceaux foulent les plates-bandes classiques, certains s’envolent vers des horizons funky, d’autres partent vers le Moyen-Orient, voire les Caraïbes. Mais malgré cette diversité, l’album garde une grande cohérence. D’abord grâce à une sorte de leitmotif exposé par Peirani dans le « Prologue » et qui revient çà et là, cité par les musiciens au gré de leur jeu ; ensuite, pour la construction « en tiroirs » des morceaux ; et enfin pour la « pâte Calmel »…

Celle-ci – et cette constatation s’applique également à Mafate – est marquée par des thèmes courts et soignés, l’interaction entre les voix, les ruptures rythmiques fréquentes, les variations de volume et une écriture particulièrement attentive à la matière sonore (d’où l’utilisation du violon alto, des palmas, des percussions et de l’accordéon). D’ailleurs cette dernière caractéristique donne parfois un cachet cinématographique à la musique de l’Olivier Calmel [Quartet].

Au fil des ans et à force de persévérance, Calmel a réussi à rassembler des influences éparses pour modeler une planète musicale personnelle. Arriver à cette cohérence dans l’éparpillement, c’est l’apanage des grands.

(c) Bob Hatteau - CitizenJazz

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