Création ' Zéphyr ' au Théâtre du Châtelet par le duo Links


' Zéphyr '

Spectacle musical de Olivier Cohen sur une musique originale d'Olivier Calmel et du Duo Links
Manon Combes, comédienne, Duo Links : Laurent Durupt, piano Rémi Durupt, percussion

>> écouter des extraits de la musique >> présentation Théâtre du Châtelet >> photos de la création au Châtelet
>> télécharger le dossier du conte Zephyr (pdf) >> contact Projet

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Création le 14 novembre 2010 au Théâtre du Châtelet

>> programme du Châtelet
Théâtre du Châtelet / 2, rue Edouard Colonne, 75001 Paris
Tel : +33 (0)1 40 28 28 40 / RER et métro Halles / Chatelet
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Après une formation au conservatoire d’art dramatique du 10ème arrondissement avec Michèle Garay, puis au Cours Florent où elle reçoit l’enseignement de professeurs tels que Cyril Anrep, de Julien Kosellek ou de Jean-Pierre Garnier et où elle obtient le premier prix Olga Hostig (en 2008), Manon Combes intègre le Conservatoire national supérieur d’art dramatique.
Elle y suit ateliers de Yan-Joël Collin puis de Nada Strancar pour intégrer en 2010/2011 la classe de Dominique Valadié.

Comédienne précoce, elle a déjà joué sous la direction d’Elise Arpentinier : Juste la Fin du Monde de Jean-Luc Lagarce, de Yann-Joël Collin : Henry VI/ Richard III d’après Shakespeare ou le Roland Furieux d’après l’Arioste, de Fanny Santer, au CNSAD : Bougliakov, Une histoire de famille ou de Nada Strancar : La Troade de Robert Garnier.
Elle suit par ailleurs depuis son plus jeune âge une formation de danseuse.

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Le duo LINKS (piano/percussion) sillonne sans relâche et avec frénésie un univers de soixante pièces, en perpétuelle expansion depuis le chef-d'oeuvre fondateur Kontakte, véritable big bang musical, survenu en 1960. Cette pièce de quarante minutes figure parmi les plus grandes réussites de l'un des compositeurs incontournables du XXème siècle, K. Stockhausen (1928-2008) qui y inventa le dialogue entre les mondes de l'électronique et de l'instrumental en même temps qu'il posait la première pierre de cette formation inédite.

A cet édifice gigantesque se sont ajoutées de multiples pages issues de tous les courants musicaux, du stochastique (Xenakis) au minimalisme (Karagianis), du théâtre musical (Globokar) au spectral (Hurel), du sériel (Durieux) à l'improvisation (Ferrari) tandis que les jeunes compositeurs d'aujourd'hui, répondant à l'appel du duo LINKS, poursuivent l'exploration dans leur propre vocabulaire (saturation du son, électronique en temps réel).
Les membres du duo LINKS, en plus d'avoir chacun une formation complète (piano, composition, improvisation pour l'un, percussion, improvisation pour l'autre), ont la chance et l'avantage d'être frères, ce qui d'emblée confère à leur duo les qualités des meilleures formations de musique de chambre : confiance, exigence et continuité.

Lauréat de plusieurs concours de musique de chambre en Europe, le duo LINKS sillonne le monde afin de faire connaître la richesse de ses possibilités dans des concerts extrêmement variés (grâce à sa palette de timbre infinie de part ces instruments riches de possibilités : piano, percussion, électronique... ), et multiplie les projets (disques, créations, contes musicaux, interventions scolaires, collaborations multidisciplinaires).
Depuis septembre 2009, le duo se perfectionne auprès de Jens MacManama au sein du Master de musique de chambre du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

>> www.duolinks.fr

Laurent Durupt

Piano
laurent_durupt

Rémi Durupt

Percussion remi_durupt

Après des études de lettres modernes (Khâgne à Condorcet) une maîtrise et un Dea à l’université de Paris X (Dramaturgie à la fin du 17ème siècle), Olivier Cohen s’oriente vers l’écriture, surtout lorsqu’elle s’associe étroitement à la création musicale : « un visage » poème dramatique est ainsi conçu comme une œuvre mêlant jeu théâtral et improvisation musicale, ses quatre « variations pour comédiens et placard » mêlent jeu théâtral et compositions électro-acoustiques… « …pour quelques âmes volées », créé à Radio France, apparaît comme un monologue pour comédienne-chanteuse et orchestre sur une composition d’André Serre Milan ou encore « un visage » création pour voix solo, Denis Lavant, et ensemble électro-acoustique.

Depuis une quinzaine d'années, il écrit régulièrement des contes musicaux pour enfants. Plus de treize de ces textes ont été créés dans divers secteurs de la production tout public : plusieurs textes ayant obtenu l’aide à la création du ministère de la culture par exemple Chiffons de Paroles interprété plus de cinq cent fois, l’Homme à l’Orchestre – aide à la création du ministère de la culture à Paris, Nantes, Aix, région parisienne, toujours en tournée en 2005, repris en 2006 par l’ensemble orchestral de Paris... La Guerre des Voyelles et des Consonnes, créé à la maison de la musique de Nanterre par l’ensemble Tm+ sur une musique de Vincent Bouchot et repris à l’Opéra Comique en 2007 par l’eop… ou Trois sons créé par l’orchestre Pasdeloup et Jacques Gamblin au théâtre du Châtelet, les notes bleues, conte jazz sur une musique de Sylvain Beuf, Edouard Ferlet, interprété par Robin Renucci. La fille au visage de pierre, récit pour voix et chœur d’enfants, créé en juin 2008 au Val Maubuée. En Octobre, Radio France a programmé Silence ! récit dit par Karin Viard sur une musique d’André Serre-Milan.

Depuis 1995, il a développé une importante collection d’enregistrements pour enfants, associant grandes voix et compositions contemporaines. Parmi ces enregistrements, l'Arbre et l'Oiseau, Don Quichotte, Le journal d’un brave Chien, Ulysse, Pinocchio, La Planète des Alphas, Robinson Crusoë, le Roman de Renart, la Guerre des voyelles et des Consonnes, l’Homme à l’Orchestre, les contes de Perrault, de Grimm ou ceux d’Andersen, ou ceux des principaux collecteurs de la période post-romantique... Textes et adaptations interprétés par entre autres, Fanny Ardant, Michel Aumont, Charles Aznavour, Didier Bourdon, Emmanuelle Devos, Claude Brasseur, Isabelle Carré, Jean Pierre Cassel, Marion Cotillard, François Cluzet, Michel Duchaussoy, Cécile de France, Marina Foïs, Catherine Frot, Nicole Garcia, Denis Lavant, Virginie Ledoyen, Thierry Lhermitte, Jean-Pierre Marielle, Philippe Noiret, Vincent Perez, Daniel Prévost, Robin Renucci, Claude Rich, Jean Rochefort, Sylvie Testud, Zabou.... Ces enregistrements ont remporté de nombreux prix dont 12 coups de cœur de l’Académie Charles Cros ainsi que son Grand Prix.

Par ailleurs, Olivier Cohen dirige avec Urszula Mikos le théâtre la Fabrique Mc11 et collabore régulièrement avec elle pour des traductions du Polonais : plusieurs œuvres de Boguslaw Schaeffer, « Kordian » de Juliusz Slowacki, « Antigone à New York » de Janusz Glowacki publié à Théâtrales, « Comédie Non Divine » de Zygmunt Krasinski…

Du plus loin que je me souvienne, mes textes ont tenté de décrire ce « presque rien » qui change tout dans nos vies… sensibilité exacerbée qui fait voir le monde autrement, besoin d’ailleurs, passions qui poussent à inventer des chimères et à les poursuivre toute notre vie…  parfois au prix du sentiment d’une douloureuse différence.

En narrant les aventures d’un petit arbre qui veut voler, « Zéphyr » présente de manière humoristique certaines des forces qui construisent notre imaginaire ou notre pensée… un bref récit initiatique qui décrit comment l’arbrisseau ou son ami, le petit vent, apprennent à grandir et à se construire. Des aventures qui conduisent les personnages à travers le ciel, jusqu’aux nuages…

Pour permettre aux enfants de visualiser, de ressentir chacun de ces moments, quoi de plus riche que le conte musical ?  Ce que l’image peine souvent à représenter, ce que la scène réduit à de pauvres représentations, la composition le suggère, le laisse imaginer. Le spectacle devient alors en lui-même un parcours permettant aux enfants de ressentir les richesses de l’alliance entre le verbe et la musique… l’un et l’autre s’inventant, se répondant, jouant de leurs pouvoirs évocateurs.

Olivier Cohen, auteur


La musique de « Zéphyr », imaginée et composée dès sa genèse pour un duo piano et percussion, tente d’évoquer, de suggérer, de fantasmer et de surprendre l’auditeur. Elle se devait de répondre à une triple exigence :

  • une exigence formelle : le conte musical contemporain s’inscrit à la fois dans une volonté de respect du répertoire - en premier lieu des œuvres les plus connues que sont ‘Pierre et le loup’, ‘Piccolo, Saxo et Compagnie’, ‘Babar’, …- et dans une démarche d’ouverture, de bouleversement des rôles et de subtile alchimie entre texte, mise en scène, interprétation et argument musical
  • une exigence stylistique : le langage musical contemporain offre de nombreuses possibilités, d’ouvertures, de métissages, de techniques, et  « Zéphyr » présente une musique parfois d’une grande simplicité, parfois d’une grande densité, avec un souci d’élaboration mélodique omniprésent et une recherche évidente de fusion des timbres
  • enfin une exigence d’instrumentation : la nomenclature importante de percussion (Triangle, Crotales 2 octaves, Cymbale, Flexaton, Cloche mambo, Woodblock, Tambour de bois, Caisse Claire, Gongs Thaïlandais, Glockenspiel, Vibraphone) et la richesse omnipotente du piano ont permis d’envisager de construire des univers sonores précis, notamment avec l’utilisation de modes de jeu et de techniques compositionnelles spécifiques

Olivier Calmel, compositeur

 
>> écouter des extraits de la musique


Dans la forêt, la nuit tombe doucement… à peine quelques feuilles; à peine quelques branches s’agitent-elles au souffle du vent. Faune et flore s’endorment en silence, écureuils, mouches et champignons, fougères, oiseaux, lapins et hérissons.
Soudain, un petit arbre s’agite et soupire… soupire avec satisfaction !
Aussitôt, on entend de toute part, des craquements et des chuchotements sinistres: les grands arbres s’impatientent - le chêne, l’érable, le saule et le sapin dressent  leurs branches, agitent leurs feuilles !
Le petit arbre s’immobilise…durant quelques secondes… mais le voilà qui recommence à s'ébrouer.
“ Suffit…Laisse nous dormir ”.
Malgré les protestations du chêne, le petit arbre se met à rire de plus en plus fort…
Retentit alors un des bâillements les plus sonores, les plus douloureux jamais entendus dans la forêt.
L’érable s’en tord les feuilles: “ Qu’il y a t-il à la fin ? ”
“ Rien…je suis content, c’est tout. ”
Aussitôt, le sapin ricane et penche son tronc au dessus de l’arbre bavard.
“ Content de quoi ? D’être chouchouté ?
Arbre domestique ! ”
Malgré les rires qui retentissent dans la forêt, le petit arbre tourne gracieusement sur lui-même, agitant ses trois, quatre feuilles et ses deux bourgeons !
“ Je suis peut-être un arbre domestique mais regardez-moi et regardez-vous. Vos troncs sont tous tordus et vos branches à moitié pourries. ” (…)


« Regardez ! Regardez… ils sont… super jolis…. »
Le chêne s’étrangle : “ Pas croyable, il nous porte la poisse ! Des oiseaux migrateurs. ”.
Le petit arbre explose de joie : “ Aujourd’hui, je dis plus rien : y a de quoi s’amuser. ”
« Pourquoi vous voulez les chasser ? Ils ont l’air gentil. »
La réponse ne se fait pas attendre, au bord des larmes - comme d’habitude, le saule s’explique : « Mon pauvre garçon… Regarde les planer et piailler au dessus de nos cimes, comme s’ils se préparaient au combat Quand ils migrent, les oiseaux sont affamés… et ils viennent chercher des vers… dans nos troncs.
« ils veulent tout bouffer, oui ” s’écrie le chêne. “ L’année dernière, ils m’ont saccagé plusieurs branches. ”
Un éclat de rire retentit : le petit arbre s’amuse tellement de voir la forêt gigoter et frissonner.
« Les vieux troncs ont peur !
Les vieux troncs ont la tremblote ! Ils tiennent même plus sur leurs racines.
Eh l’oiseau… Eh l’oiseau…
Tous les arbres s’exclament en même temps: « Mais tais-toi, tais-toi donc… Il approche…
« Et pourquoi je l’appellerais pas ? Je n’ai pas peur, moi.
Je suis peut-être un arbre domestique, mais je n’ai pas de bestioles dans le tronc au moins !
Eh l’oiseau… » (…)


Qu’est-ce que tu fais ? ”
J’appelle le vent bien sûr !
“ Et pourquoi t’appelle le vent ? ”
Il faut que je lui parle.
Il faut absolument !
“ Le vent me soufflera dessus jusqu’à ce que je décolle. Et puis il me lancera dans le ciel. Je monterai, je descendrai ; je monterai, je descendrai… De plus en plus vite… Après, il m'emmènera vers l’océan, là où vont les oiseaux migrateurs. ”
« Vous ferez des trous dans les nuages ? »
« Bien sûr. »
« Et vous chasserez les courants d’air ? »
« Voila une bonne idée. »
« Alors on pourrait essayer tous les deux, si tu veux. Moi, je suis un vent, ou plutôt un zéphyr… c’est presque pareil ! »
« Alors, souffle. »
Le zéphyr inspire profondément. Prêt ? Bien sûr que l’arbre est prêt !
Un vent ! Un vrai vent !
Encore…Encore… Plus fort…
Souffle plus fort.
Mais continue. Continue. Tu viens à peine de commencer !
Que se passe-t-il ? Le Zéphyr s’arrête de souffler. Il pleurniche maintenant:
“ Je n’y arrive pas, je te dis.
Je ne suis pas assez costaud…
…Juste bon à faire voler les feuilles, ou à caresser les cheveux des jeunes filles, à la rigueur. ” (…)


Maintenant, il s’agit d’être convaincant. C’est que je n’ai jamais encore parlé aux vents. Et puis comment aborder le sujet ? Hein ?  Messieurs les vents, mesdames les vents ; j’ai besoin de votre aide. Non ! ce n’est pas assez… Comment dire ?… pas assez recherché… pas assez “ enveloppé ”. Pardonnez mon audace ”. Voilà un meilleur début !
Tout à son discours, le zéphyr, ne voit pas quatre énormes et silencieuses formes qui se glissent derrière lui… les vents sont là !
“ Si je m' permets de vous importuner ”. De mieux en mieux, je le tiens mon discours.
Le vent du Nord : Savez-vous de qui il s’agit ?
Le vent du Sud : Je l’ignore. Jamais vu. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il a l’air un peu… innocent.
“ Si je me permets de vous importuner… si je me permets de vous importuner…  Voilà où réside toute la difficulté : dans le choix d’une bonne formule. Il ne faut pas les brusquer !
Le vent du Nord : Moi, je le trouve plutôt… mignon.
Le vent d’Est : Attendez un peu. Laissons-le “ souffler ” il rit de son bon mot. “ souffler ” ! “ souffler ” ! vous comprenez…
Le vent d’Ouest : Jeune homme, approchez. Le zéphyr sursaute et s’exécute en frissonnant. Dites-nous ce qui vous amène ici.
Le vent du Sud : Eh bien, dépêchez-vous. Nous n’allons pas vous manger !
Le vent du Nord : Ne l’effrayez pas, voyons. Comment voulez-vous qu’il s’explique ? Allez-y mon petit, nous sommes tout ouïe.
Voilà… C’est un peu… Il faudrait… Enfin, j’aimerais… pour tout dire… j’aimerais que vous m’aidiez à faire voler un ami. En fait, il s’agit d’un arbre. … Il voudrait être un oiseau… Il vous suffirait de souffler dessus… fort… enfin, très fort…
A peine a-t-il fini de parler que les vents s’agitent : le vent d’Ouest fronce les sourcils !
Le vent du Sud ricane ! Le vent d’Est… mais il est inutile de répéter les paroles du vent d’Est: la demande du Zéphyr est ajournée, rejetée, condamnée !
Le vent d’Ouest : Apprenez, jeune homme, que nous soufflons sur des continents.
Le vent d’Est : Sur des montagnes.
Le vent d’Ouest : Sur des océans.
Le vent du Sud : Sur des… sur des… je ne sais pas, moi… en tout cas, nous n’allons pas nous occuper d’un arbre qui a des désirs… grotesques. (…)


Derrière les montagnes, une immense colonne d’air s’avance en tournant et en grondant. Dans ses gigantesques bras, pourtant déjà fort encombrés, elle prend la forêt tout entière.
« AHH…Est-ce lui cet arbre si intéressant ?
Celui qui veut voler ? »
Le zéphyr s’inquiète tout à coup : « N’oubliez pas qu’il s’agit d’un ami, allez-y doucement ».
« Bien sûr, bien sûr. Dites-moi, jeune homme, avez-vous déjà vu une tornade rugir ?
Non ? ? C’est le spectacle le plus merveilleux qui soit !
Les toitures volent en éclats. La terre s’élève en tourbillon. Le ciel s’assombrit. Le tonnerre gronde.
La fin du monde, quoi !
Et tout cela à cause de moi ! à cause de moi ! ! (…)

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